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Fraternités
de Jérusalem - Montréal
Sanctuaire
du Saint-Sacrement
500, Mont-Royal Est,
Montréal,
Qc, Canada, H2J 1W5
«En choisisant
de prier au coeur des villes,
tu veux signifier que
ta vie est au coeur de Dieu.
»
Livre de vie de Jérusalem
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FMJ
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Eucharistique International >
Catéchèses

L’Eucharistie,
mémorial du mystère pascal
Préparation
à la deuxième catéchèse (8 novembre 2007)
Chaque
mois, les Fraternités Monastiques de
Jérusalem
proposent
une fiche pour se préparer aux catéchèses
préparatoires
au Congrès Eucharistique international
Dès
à présent, pour nous y préparer, nous pouvons
revenir en esprit au soir du jeudi saint et y contempler Jésus
qui entre dans la Pâque.
Chaque année, tout Israël se rassemble pour faire
mémoire de la libération de l’esclavage et de l’alliance
de Dieu avec son peuple. Jésus s’inscrit dans cette tradition
mais ce soir-là, il va donner une signification radicalement
neuve aux rites de la pâque juive. En prononçant ces
paroles sur le pain et le vin, il annonce et anticipe le don de sa vie
pour libérer l’humanité du péché et de la
mort. À l’alliance du Sinaï succède l’alliance en
son sang pour la réconciliation de l’humanité
entière avec Dieu.
Pour bien mesurer la continuité et la rupture de ce mouvement,
reprenons quelques textes dans la prière, en les comparant :
•
Le récit de l’institution de la Pâque juive : Ex 12, 1-14
•
Le récit de la conclusion de l’alliance : Ex 24, 3-8
•
Deux récits de l’institution de l’Eucharistie : Mt 26, 26-29 et
Lc 22, 14-20
1. Pour
comprendre ces récits, il nous faut saisir leur contexte :
n’ayez donc crainte de voyager un peu dans votre Bible, guidés
par les notes de bas de page ou les références en marge,
explorez les chapitres avoisinants.
2. Forts de
ce regard global, penchons-nous sur le thème du sang, commun
à tous nos textes : sang de quoi, de qui? Sang versé par
qui? Pour quoi, pour qui? Que me dit la différence?
3. Nous
percevons ainsi une continuité qui permet de saisir
l’unité profonde du dessein de Dieu. Le mouvement en
«crescendo» qui culmine dans la Pâque du Christ nous
révèle la profondeur de l’engagement de Dieu à
notre égard : Il ne nous lâchera pas qu’Il ne nous ait
libéré de toutes nos Égyptes - de tout ce qui
aliène en nous la vie d’enfant de Dieu pour laquelle nous avons
été créés - et introduit dans son Royaume,
dans le cœur même de la Trinité.
4. Dans la
prière je peux reprendre le Psaume 135 où Israël,
émerveillé, ne cesse de raconter l’œuvre de
libération de son Dieu, « car éternel est son amour
! ». Comment ces strophes s’appliquent-elles à ma vie ?
Relire mon histoire en tâchant d’y décrypter la trace de
Dieu; en rendre grâces.
5. Prendre
conscience aussi des zones où je ne l’ai pas encore
invité à entrer : quels sont les domaines de ma vie que
j’ai dérobé à son influence, à sa
présence, à son action ? Me laisser visiter là. Le
laisser m’entraîner hors de mes routines sur ses chemins de
liberté.
6. C’est
après s’être engagés à suivre la Loi de Dieu
que les fils d’Israël ont été marqués du sang
de l’alliance. Nous, nous recevons le corps et le sang du Christ
à la communion; ce geste est comme la signature de notre
engagement existentiel à suivre les pas, la loi, la vie du
Christ. Comment est-ce que cela se traduit dans ma vie ? Que signifie
pour moi, très concrètement le commandement du Christ :
« Faites cela en mémoire de moi »?
Pourquoi
Jésus célébra-t-il le mystère de
l’Eucharistie au moment même de la Pâque ? C’était
pour que tu apprennes de toutes les manières que c’est lui
l’auteur de la loi ancienne et que celle-ci contenait la figure de ce
qui le concernait. À cette figure, il substitue la
réalité. Le fait que c’était le soir avait lui
aussi une signification : il représentait la plénitude
des temps et l’accomplissement final des choses… Si la simple figure
qu’était la Pâque a pu délivrer les Hébreux
de l’esclavage, combien plus la réalité ne
libérera-t-elle pas l’univers ?
Saint Jean
Chrysostome (IVe siècle)
Manger
spirituellement le corps du Christ c’est avoir en lui une foi pure,
chercher le contenu de cette foi par une méditation fervente et
assidue, trouver par l’intelligence ce que nous cherchons, aimer
ardemment ce que nous avons découvert, imiter dans la mesure de
notre possible celui que nous aimons, adhérer sans cesse
à lui en l’imitant et, par cette adhésion, parvenir
à l’union éternelle.
De Guigues
le Chartreux (XIIe siècle)
Carnet
complet de la catéchèse (pdf : 616 ko)
(fiche
préparatoire, texte de la catéchèse et
réflexions complémentaires)
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