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Fraternités de Jérusalem - Montréal                                
Sanctuaire du Saint-Sacrement
500, Mont-Royal Est, Montréal, Qc, Canada, H2J 1W5

«En choisisant de prier au coeur des villes,
tu veux signifier que ta vie est au coeur de Dieu. »

Livre de vie de Jérusalem



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Congrès eucharistiques

L'Eucharistie-Corps du Christ
pour l'Église-Corps du Christ


Préparation à la troisième catéchèse (13 décembre 2007)


Chaque mois, les Fraternités Monastiques de Jérusalem  
proposent une fiche pour se préparer aux catéchèses préparatoires  
au Congrès Eucharistique international  




Notre rencontre catéchétique précédente avait pour thème: « L'Eucharistie, mémorial du mystère pascal ». Nous avons réfléchi au lien entre la libération des Hébreux de l'esclavage d'Égypte et la libération définitive et universelle opérée par Jésus Christ dans sa Pâque.

Dans la prochaine rencontre, qui aura lieu le 13 décembre, nous nous laisserons interpeller au sujet de notre relation à l'offrande et au don de soi même que Jésus a accompli et que chaque Eucharistie nous re-présente.
Voici quelques questions qui pourront nous aider pour arriver bien équipés à cette troisième étape de notre montée communautaire vers le Congrès. Prenons le temps d'y répondre et, peut-être, de mettre ces réponses par écrit dans notre carnet de bord.

- Avec quel esprit je quitte ma maison pour aller à l'Eucharistie, tout spécialement à l'Eucharistie dominicale ?
J'y vais pour accomplir mon précepte ? Pour prendre ma communion ? Pour déposer mes fardeaux ? Pour dire à Jésus: « Me voici! »? Pour...

- Si je suis choisi pour porter le pain et le vin à l'autel, comment est-ce que je vis ce geste ? Je me sens un peu embarrassé ? Je me sens honoré ? J'ai l'impression de donner ma petite contribution en apportant la « matière » qui deviendra le corps et le sang du Christ ? J'ai la conscience que c'est quelque chose de moi que j'apporte à l'autel ?

- Qu'est-ce que je ressens en moi en écoutant les mots de Jésus: « Prenez et mangez, ceci est mon Corps... Prenez et buvez, ceci est mon Sang » ? Émotion ? Gratitude ? Admiration ? Adoration d'un grand mystère qui me dépasse ?

- Et quand le prêtre dit au nom de Jésus: «Vous ferez cela en mémoire de moi», qu'est-ce qui me vient à l'esprit ?
Jésus a ordonné aux prêtres de répéter ces gestes à la dernière cène, et les prêtres obéissent ? Jésus peut se rendre présent grâce aux gestes que les prêtres font et aux paroles qu'ils prononcent ? Jésus me propose quelque chose de très  exigeant : donner mon corps, donner mon sang, comme lui ?

- Quand le prêtre ou le diacre nous invite à échanger entre nous un geste pour manifester la paix du Christ présent au milieu de nous, comment est-ce que je vis ce geste ? Est-ce un moment que je vis avec joie, avec gêne ? Est-ce que j'ose poser mon regard sur mon frère, ma sœur ? Est-ce que je me laisse rencontrer ?

 - Avec quel sentiment je communie au Corps et au Sang du Christ ?
Moi, je reçois le Christ lui-même: joie, confiance...? Le Christ lui aussi, me reçoit moi ! Je ne m'appartiens plus ?
 
- Maintenant le Christ et moi nous sommes un. Je me complais en moi-même ? Quel lien va se développer entre moi et tous ceux et celles qui ont reçu le Seigneur comme moi ? Avec quelle décision moi et le Christ qui vit en moi sortons de l'église pour nous plonger dans la ville et dans le quotidien ?


Quelques textes clés :

Pour approfondir notre réflexion, nous pouvons méditer les textes qui suivent : un texte biblique, un texte patristique et un texte du magistère.

Bonne lecture à tous!

Épître aux Romains 12, 1-8.

Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu : c'est là pour vous l'adoration véritable.
Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. En vertu de la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun d'entre vous : n'ayez pas de prétentions déraisonnables, soyez assez raisonnables pour n'être pas prétentieux, chacun en proportion de la foi que Dieu lui a donnée en partage. Prenons une comparaison : notre corps forme un tout, et pourtant nous avons plusieurs membres, qui n'ont pas tous la même fonction ; de même, dans le Christ, tous, tant que nous sommes, nous formons un seul corps ; tous et chacun, nous sommes membres les uns des autres. Et selon la grâce que Dieu nous a donnée, nous avons reçu des dons qui sont différents. Si c'est le don de prophétie, il faut se régler sur la foi ; si c'est le don de servir, il faut servir ; si l'on est fait pour enseigner, que l'on pour encourager, que l'on encourage. Celui qui donne, qu'il soit simple ; celui qui dirige, qu'il soit actif ; celui qui se dévoue aux malheureux, qu'il ait le sourire.

De Saint Augustin, extrait du commentaire de l'Évangile selon Saint Jean

« C'est votre mystère à vous qui est posé sur la table du Seigneur; c'est votre mystère que vous recevez. C'est à l'affirmation de ce que vous êtes (Corps du Christ) que vous répondez: « Amen » et votre réponse est comme votre signature ». « Voici le sacrifice des chrétiens: être tous un seul Corps en Jésus Christ. C'est le mystère que l'Église célèbre dans le sacrement de l'autel où elle apprend à s'offrir elle-même dans l'oblation qu'elle fait à Dieu. »


Ecclesia de Eucharistia

22. L'incorporation au Christ, réalisée par le Baptême, se renouvelle et se renforce continuellement par la participation au Sacrifice eucharistique, surtout par la pleine participation que l'on y a dans la communion sacramentelle. Nous pouvons dire non seulement que chacun d'entre nous reçoit le Christ, mais aussi que le Christ reçoit chacun d'entre nous. Il resserre son amitié avec nous: « Vous êtes mes amis » (Jn 15, 14). Quant à nous, nous vivons grâce à lui: « Celui qui me mangera vivra par moi » (Jn 6, 57). Pour le Christ et son disciple, demeurer l'un dans l'autre se réalise de manière sublime dans la communion eucharistique: « Demeurez en moi, comme moi en vous » (Jn 15, 4).

En s'unissant au Christ, le peuple de la nouvelle Alliance, loin de se refermer sur lui-même, devient « sacrement » pour l'humanité,39 signe et instrument du salut opéré par le Christ, lumière du monde et sel de la terre (cf. Mt 5, 13-16) pour la rédemption de tous.

23. Par la communion eucharistique, l'Église est également consolidée dans son unité de corps du Christ. Saint Paul se réfère à cette efficacité unificatrice de la participation au banquet eucharistique quand il écrit aux Corinthiens: « Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ? Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain » (1 Co 10, 16- 17). Le commentaire de saint Jean Chrysostome est précis et profond: « Qu'est donc ce pain? C'est le corps du Christ. Que deviennent ceux qui le reçoivent? Le corps du Christ: non pas plusieurs corps, mais un seul corps. En effet, comme le pain est tout un, bien qu'il soit constitué de multiples grains qui, bien qu'on ne les voie pas, se trouvent en lui, tels que leur différence disparaisse en raison de leur parfaite fusion, de la même manière nous sommes unis les uns aux autres et nous sommes unis tous ensemble au Christ. »


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Contenu intégral, textes et photos © Communion de Jérusalem  |  Mise à jour : 24 novembre 2007