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Fraternités
de Jérusalem - Montréal
Sanctuaire
du Saint-Sacrement
500, Mont-Royal Est,
Montréal,
Qc, Canada, H2J 1W5
«En choisisant
de prier au coeur des villes,
tu veux signifier que
ta vie est au coeur de Dieu.
»
Livre de vie de Jérusalem
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Accueil
FMJ > Cheminer avec les Fraternités > En route vers le Congrès
Eucharistique International >
Catéchèses

Marie,
femme eucharistique
Préparation
à la huitième catéchèse (le jeudi 8 mai
2008)
avec le cardinal Marc Ouellet
Chaque
mois, les Fraternités Monastiques de
Jérusalem
proposent
une fiche pour se préparer aux catéchèses
préparatoires
au Congrès Eucharistique international
Quelques textes de
l’Évangile peuvent nous aider à nous préparer :
«
Jésus dit à sa mère : « Femme, voici ton
fils. »
Il dit ensuite au disciple : « Voici ta mère. »
Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »
Jn 19, 26-27.
Le don de Dieu au
monde s’est réalisé grâce à Marie. Par son
Fiat, elle a donné à Jésus cette chair et ce sang
qu’il offre pour le salut du monde. Pourtant, les textes sont muets sur
la présence de Marie à la dernière Cène,
lors de l’institution de l’Eucharistie et du sacerdoce. Que nous dit
alors sa présence avec Jean au pied de la croix ?
À la
croix, Jésus s’est remis entre les mains du Père. Il est
l’unique grand prêtre et son sacrifice est parfait, ‘une fois
pour toutes’. Marie était avec lui, communiant totalement au don
de son Fils, l’offrant au Père. C’est pour cela qu’elle
symbolise le sacerdoce éternel de l’Église. Marie au pied
de la croix représente et anticipe l’Église qui
accueille, recueille le don que fait le Fils de lui-même et
l’offre au Père.
« Je suis la
servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi selon ta parole !
» Lc 1, 38.
Marie est la
mère des croyants parce qu’elle est LA croyante. Méditons
l’analogie profonde qu’il y a entre le Fiat de Marie à
l’Annonciation et l’Amen des fidèles à la communion. En
le prononçant, nous accueillons comme Marie le don de Dieu, Dieu
lui même en nous. Comme Dieu a pris chair et sang en Marie, Il
veut prendre corps en nous en investissant nos vies.
Par sa vie qui fut
un Fiat continuel, Marie nous oriente vers ce consentement plein et
constant de notre être à Dieu. Comment avancer sur cette
route du OUI ? Dieu lui-même nous donne une aide : voici ta
mère !
Le cantique du
Magnificat (Lc 1, 46-55) peut enfin nous accompagner dans notre marche
vers le congrès, et tout au long de notre vie qui peut devenir
de plus en plus un pèlerinage eucharistique. En le relisant
selon une perspective eucharistique, notons quelques points :
•
Eucharistie veut dire action de grâces, action de grâces
pour Dieu qui vient demeurer en nous, comme il demeurait en Marie
lorsqu’elle a entonné son cantique.
• Comme Marie louait le Père POUR,
AVEC et EN Jésus, dans l’Eucharistie, nous allons au Père
PAR Lui, AVEC Lui et EN Lui; et nous rendons grâces au
Père pour le Don qu’Il nous fait de lui-même en
Jésus.
• Le Magnificat fait mémoire des
merveilles de Dieu et annonce les cieux nouveaux et la terre nouvelle
que chaque célébration de l’Eucharistie amorce et
anticipe.
«
L'Eucharistie nous est donnée pour que notre vie, comme celle de
Marie, soit tout entière un Magnificat! » (Jean Paul II).
Nous pouvons aussi apprendre de Marie à chanter et à
incarner le Magnificat de sorte que nos vies deviennent tout
entières Eucharistie. À l’école de Marie,
apprenons comment recevoir le corps du Christ, comment nous laisser
configurer au Christ au point de devenir nous-mêmes des autres
Christ, tout donnés à Dieu et aux frères, au point
de devenir nous-mêmes eucharistie : c’est notre vocation.
Pour continuer à méditer :
Marie « est la femme eucharistique
par excellence, la nouvelle Ève toute disponible pour laisser
libre cours à la fécondité du nouvel Adam. Mater
Dei et Mater Ecclesiae. En elle et par elle, l’Église communie
déjà parfaitement à la croix, à l’offrande
sacrificielle du Fils de Dieu. Promise comme elle à la gloire
d’être épouse de l’Agneau, l’Église contemple Marie
au pied de la croix comme l’icône douloureuse et glorieuse de son
propre mystère de communion. Avec la Vierge immaculée qui
devient alors la mère féconde de toute l’humanité
réconciliée, l’Église apprend à communier
à l’amour rédempteur et nuptial de l’Agneau
immolé, par pure grâce du Dieu-Amour. »
Document théologique de base du
Congrès, p.31
* * *
« Mettons-nous à
l’écoute de la sainte Vierge Marie en qui, plus qu’en quiconque,
le mystère de l’Eucharistie resplendit comme mystère
lumineux. En nous tournant vers elle, nous connaissons la force
transformante de l’Eucharistie. En elle, nous voyons le monde
renouvelé dans l’amour. En la contemplant, elle qui est
montée au Ciel avec son corps et son âme, nous
découvrons quelque chose des ‘cieux nouveaux’ et de la ‘terre
nouvelle’ qui s’ouvriront à nos yeux avec le retour du Christ.
L’Eucharistie en est ici-bas le gage et d’une certaine manière
l’anticipation : ‘Veni Domine Iesu! »
Jean Paul II, Ecclesia de
Eucharistia. §62.
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