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Fraternités de Jérusalem - Montréal
                               
Sanctuaire du Saint-Sacrement
500, Mont-Royal Est, Montréal, Qc, Canada, H2J 1W5

«En choisisant de prier au coeur des villes,
tu veux signifier que ta vie est au coeur de Dieu. »

Livre de vie de Jérusalem


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Saint Jean VianneySaint Jean-Marie Vianney
Dit « le curé d’Ars » (1786-1859)
Fêté en Église le 4 août

Saint Jean-Marie Vianney naît à Dardilly, en France, dans une famille de simples cultivateurs profondément chrétiens, trois ans avant la Révolution française, le 8 mai 1786. Bien qu’il mène la vie ordinaire des gens de son milieu -  il travaille aux champs et mène paître les troupeaux - Jean-Marie Vianney se distingue par son sens de la charité envers les pauvres et son goût de la prière.

En 1806 le curé d’Écully, M. Balley, ouvre un petit séminaire où Jean-Marie est envoyé. C’est un élève d’intelligence médiocre, mais surtout, comme il commence à étudier très tard, il éprouve de grandes difficultés, et ses connaissances sont très limitées. L’étude du latin est pour lui un supplice. Ses maîtres cependant, voyant sa ferveur, ne doutent pas de sa vocation.

Il ne comprend rien à la philosophie qui s'enseigne en latin, mais son évêque qui connaît sa foi, l’ordonne prêtre. Jean-Marie Vianney a alors 30 ans. Il est envoyé à Écully comme vicaire de M. Balley, puis après la mort de celui-ci comme curé à Ars, qui n’est alors qu’un petit village. En apercevant le clocher de sa paroisse, il se met à genoux pour prier Dieu et lui recommander son ministère. Laissez vingt ans une paroisse sans prêtre, on y adorera les bêtes, constate-t-il.

Son premier soin est de visiter ses paroissiens. Sa bonté, sa vie ascétique et la simplicité de ses prédications suscitent le respect. Pasteur zélé il exprime avec toute la force et la profondeur de son âme sa foi en la sainte et divine présence de Jésus dans l’Eucharistie. Si nous avions la foi, nous verrions Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement comme les anges le voient au Ciel. Il est là, Il nous attend. Aux abus de toutes sortes, succède peu à peu une ferveur religieuse qui se traduit par une parfaite observance du dimanche. Il célèbre chaque jour la messe, et souvent avec une telle émotion qu’il doit parfois s’interrompre, ne pouvant plus retenir ses larmes : Il est là.

Dix ans plus tard, la réputation du saint curé s'est étendue au-delà de la France. On accourt des pays voisins pour l'entendre et se confesser à lui. Aux fervents chrétiens se joignent des athées. Des heures durant, le saint homme écoute, conseille, apaise ou au contraire, bouscule les consciences. Doué de clairvoyance, il adapte son langage et le ton de sa voix selon le besoin profond de l'âme qui le sollicite.

Ainsi, lorsque la souffrance d'une personne provient de son désir de suivre le Christ, il l'encourage de tout son amour : « On ne doit pas enlever la croix à des épaules qui savent si bien la porter » dira-t-il simplement. En revanche, si la souffrance résulte de la négativité de la personne, il l'exhorte avec vigueur à s'ouvrir à la miséricorde divine toute puissante et libératrice.

Le curé d'Ars est déjà considéré comme un saint de son vivant. Il dispose de grâces étonnantes notamment comme confesseur. Sa charité est aussi sans limite : il mange très peu, passait des heures entières en adoration du Saint-Sacrement, il dort à peine et à la fin de sa vie, il passe jusqu'à seize heures par jour à confesser. Il redistribue tout ce qu'on lui donne et n'hésite pas à se démunir encore pour subvenir aux besoins des plus pauvres. Quand j'ai pris un peu de nourriture et dormi deux heures, je peux recommencer mon ouvrage tout de nouveau, dit-il tout au long de sa vie.

Manque de confiance, excès d'humilité ? Toujours est-il que celui qui procure la paix de l'âme se sent parfois indigne de sa mission sacerdotale et tente à plusieurs reprises de fuir sa paroisse. Mais le sens de sa mission le ramène chaque fois au bercail en attisant son désir profond de sauver les âmes.

Il meurt à Ars le 4 août 1859, complètement épuisé. J'ai vu Dieu dans un homme, dira de lui un pèlerin. Il est canonisé par Pie XI en 1925 et proclamé en 1929 patron de tous les prêtres.




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Contenu intégral, textes et photos © Communion de Jérusalem  |  Mise à jour : 1er novembre 2007