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Fraternités de Jérusalem - Montréal
                               
Sanctuaire du Saint-Sacrement
500, Mont-Royal Est, Montréal, Qc, Canada, H2J 1W5

«En choisisant de prier au coeur des villes,
tu veux signifier que ta vie est au coeur de Dieu. »

Livre de vie de Jérusalem


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Sainte Marguerite-MarieSainte Marguerite-Marie Alacoque

(1648-1690)
Fêtée en Église le 17 octobre

Née le 22 juillet 1647, Marguerite est la cinquième enfant de Claude Alacoque et Philiberte Lamyn, qui jouissaient d’une bonne position sociale. Dès sa première enfance, Marguerite fit preuve d’une dévotion particulière envers le Saint-Sacrement et elle préférait le silence et la prière aux jeux des enfants. À 5 ans, lors d’un séjour chez sa marraine, dont la fille était religieuse, elle entendit parler des vœux religieux, et fit, à l’insu de tous, sa première consécration à la messe ou elle prononçait ces mots : « Ô mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté ». Après sa première communion, à l’âge de 9 ans, elle pratique en secret des mortifications sévères de son corps, avant que la paralysie ne la cloue au lit pendant quatre ans.

À la fin de cette période, ayant fait le vœu à la Vierge de se consacrer à la vie religieuse, elle se serait retrouvée guérie sur-le-champ. Par reconnaissance, elle ajouta, le jour de sa confirmation, le nom de Marie à son nom de baptême. Devenue orpheline de père, elle fut recueillie avec sa mère chez des parents qui les tourmentaient, leur ôtant tout contrôle de leurs biens et de leurs actes. Marguerite trouva alors son réconfort dans la prière, et c'est alors qu'elle aurait eu ses premières visions de Jésus Christ. Il lui apparaissait d'habitude sur la croix et elle ne s’en étonnait pas, pensant que d'autres recevaient aussi ces visons.

Quand elle eut 17 ans, sa famille put récupérer son bien et sa mère lui confia son désir de l’établir dans le monde. Elle commença à participer aux activités mondaines. Une nuit alors qu’elle était revenue d’un bal, elle aurait eu une vision du Christ pendant une flagellation : il lui reprochait son infidélité alors qu’elle avait reçu tant de preuves d'amour.

Elle visita plusieurs couvents, et en arrivant à celui de la Visitation de Paray-le-Monial, une voix intérieure lui aurait dit : « C’est ici que je te veux ». Elle entra au monastère en 1671, à 24 ans, et prononça ses vœux perpétuels en novembre 1672.

La plus célèbre de ces apparitions est celle de juin 1675. Jésus lui aurait alors montré son cœur en disant : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, [...] jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour, et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes... ». Une autre fois, il lui aurait dit : « Mon divin Cœur est [...] passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier ». Dès lors, Marie a été investie de la mission d'établir une dévotion particulière envers son Sacré-Cœur.

Ces manifestations lui valurent d'être mal vue par le reste de la communauté, qui la traitait de visionnaire. Cependant son obéissance, son humilité et sa charité envers ceux qui la persécutaient finirent enfin par l’emporter et sa mission vint à être reconnue par ceux-là même qui s’étaient opposés à elle. Avec l’aide du Père jésuite Claude de La Colombière, Marguerite-Marie fera connaître le message que Jésus lui a adressé. C’est le début du culte du Sacré-Cœur.
Le 17 octobre 1690 Marguerite-Marie meurt, âgée de 43 ans.

Sa canonisation a eu lieu le 13 mai 1920 par le pape Benoît XV.



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Contenu intégral, textes et photos © Communion de Jérusalem  |  Mise à jour : 1er novembre 2007