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Saint
Thomas d'Aquin
Docteur de
l'Église (1226-1274)
Fêté
en Église le 28 janvier
Né dans une
noble famille napolitaine en 1226, année qui vit descendre au
tombeau saint François d'Assise, et saint Louis monter sur le
trône de France, Thomas d’Aquin est élevé à
l'abbaye bénédictine du Mont-Cassin. À 19 ans, il
choisit cependant, d'entrer chez les Frères Prêcheurs. Ce
n'est guère du goût de sa famille, qui voulait en faire
l'abbé du Mont-Cassin; elle s’arrange pour le fait enlever et
enfermer. L'ordre dominicain est un ordre mendiant, fondé
quelques années plus tôt, et il n'avait pas bonne presse
dans l'aristocratie.
Au bout d'un an, Thomas peut enfin suivre sa vocation. On l'envoie
à Paris pour y suivre les cours de la bouillonnante
Université. Il a comme professeur saint Albert le Grand. Pour ce
dernier, il faut faire confiance à la raison et à
l'intelligence de l'homme pour chercher Dieu. Le philosophe le plus
approprié à cette recherche est Aristote. Saint Thomas
retient la leçon. Devenu professeur, il s'attelle à un
gigantesque travail pour la mettre en œuvre. Connaissant très
bien Aristote et ses commentateurs, mais aussi la Bible et la tradition
patristique chrétienne, il élabore une pensée
originale, qu'il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu
est la Somme Théologique.
Il écrit également des hymnes admirables pour la
fête du Très Saint-Sacrement. Comme professeur, il doit
aussi soutenir de véhémentes controverses avec des
intellectuels chevronnés. Il voyage aussi à la demande
des Papes. Mais c'est l'étude qui a toute sa faveur.
Il entendit un jour Jésus-Christ lui adresser, du fond du
Tabernacle, cette parole célèbre: Tu as bien écrit de Moi, Thomas.
Quelle récompense désires-tu recevoir ? Et
le Saint, pénétré d'amour, s'écria: Point d'autre que Vous, Seigneur !
À partir de cette date du 6 décembre 1273, il cesse
d’écrire, peut-être parce qu’il tient désormais ses
œuvres pour vaines. Sa santé décline et, aphasique, il
meurt le 7 mars 1274, au monastère cistercien de Fossa Nova, en
se rendant au concile de Lyon convoqué par le pape
Grégoire X.
En 1369, a lieu la translation de sa dépouille mortelle à
Toulouse, aux Jacobins, où il repose toujours aujourd'hui.
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