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Fraternités
de Jérusalem - Montréal
Sanctuaire
du Saint-Sacrement
500, Mont-Royal Est,
Montréal,
Qc, Canada, H2J 1W5
«En choisissant
de prier au coeur des villes,
tu veux signifier que
ta vie est au coeur de Dieu.
»
Livre de vie de Jérusalem
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Traditions et harmoniques des
Fraternités Monastiques
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Traditions
et
fondements
Les traditions
qui fondent la vocation des FMJ s'enracinent dans ce que
l'Écriture, les Pères et les
mystiques ont déjà apporté à
l'Église,
en fait d'expérience et de lumière à ce
propos. Notamment: les moines, les ascètes des tous
premiers
âges
chrétiens vivant au cœur des cités; saint Basile,
père
des moines d'Orient dans son appel à la vie fraternelle et sa
dimension
ecclésiale et spirituelle; saint Martin, dans sa
volonté
d'implanter la vie monastique en un lieu citadin et d'associer moines
et
moniales,
cénobites et ermites; saint Benoît, père
des
moines d'Occident, dans son invitation à l'obéissance et
à
l'humilité; saint François et sainte Claire,
dans leur exhortation à la joyeuse pauvreté; saint
Dominique,
dans son invitation à la contemplation pour un rayonnement
évangélique; sainte Catherine de Sienne, pour son
dévouement à l'Église; sainte
Thérèse d'Avila, pour son
enseignement sur l'oraison; et le frère Charles appelant
à
crier l'Évangile par toute sa vie. À la suite de
Jésus
passant de ville en ville pour monter à
Jérusalem
et de Marie également citadine.
Constitutions
§ 9
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Cinq
harmoniques
des FMJ
Consacrés
dans la vie monastique,
frères et sœurs intègrent l’arc-en-ciel de la vie urbaine
en cinq harmoniques particulières.
| 1)
Frères
et soeurs sont citadins et
citadines dans
le contexte des grandes villes, vivant au rythme urbain, ce qui
implique de travailler en ville et de prier dans une église
ouverte sur la cité.
Leur présence rappelle aux habitants des grandes villes
modernes, des mégapoles,
qu’il est possible d’être contemplatifs au cœur de la
réalité la plus marquante
aujourd’hui, soit le phénomène urbain. Il est possible de
vivre au cœur
du monde sans épouser l’esprit du monde. Il est possible de
remonter à la
source du radicalisme évangélique en s’appuyant sur une
tradition solide,
mais pour l’ouvrir librement aux exigences de notre temps. |

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2) Ils sont salariés. Cette présence au cœur
de la ville n’est pas que géographique, elle s’exprime aussi par
leur travail au-dehors, avec les autres travailleurs et travailleuses
dans
la cité. Ils vivent au rythme de la ville et de ses
salariés, alliant à une vie de silence et d’oraison les
exigences du travail à mi-temps, de manière solidaire et
contestataire. Contestataire, en voulant gagner seulement leur vie et
non pas de l’argent; solidaire, en travaillant comme la majorité
des travailleurs et travailleuses salariés et non comme
indépendants.
3) Les frères et sœurs sont locataires, tant dans leurs
résidences en deux communautés autonomes que dans
l’église à laquelle ils sont affectés. Selon leur
règle, ils ne sont, autant que possible, propriétaires de
rien.
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4) La
communauté n’a pas
de clôture murale, son monastère est la ville. Mais
une clôture morale conduit les moines et moniales à
réserver des temps et des lieux de silence, de désert et
de solitude. Au cœur de cette communion, on note quelques gestes ou
ruptures tels le port de l’habit monastique, la
garde strictement personnelle des cellules, de longs temps de
prière et de lectio divina, les repas en silence et le grand
silence
du soir. |
5) Comme le
demande Vatican II, les FMJ sont
insérées dans la
réalité de l’Église locale, et donc en lien
avec
l’évêque du lieu. Elles assurent matin, midi et soir une
liturgie quotidienne au cœur de la cité.
Frère
Antoine-Emmanuel,
prieur des frères de Montréal
Frère
Pierre-Marie,
fondateur et prieur général des
frères
Mgr
Jean-Claude Turcotte,
cardinal de Montréal
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En
choisissant de prier au cœur des villes, tu veux signifier que ta vie
est au cœur de Dieu. Tu n'as pas épousé le monachisme
citadin au titre de
la solidarité, de l'apostolat ou même du
témoignage, mais d'abord pour
contempler Dieu gratuitement et incessamment, dans sa plus belle image
qui est, avant la solitude, la montagne, le désert ou le Temple,
la cité
des hommes, visages du Visage de Dieu et reflets de l'Icône du
Christ.
Moine et moniale de Jérusalem, tu es au cœur de la Ville-Dieu.
Tu n'as pas
cependant choisi de
séparer la
prière et la vie, mais de les unifier. De porter ta
prière dans la ville et d'accueillir en ta prière la
ville. De vivre le lien entre l'action et la contemplation, le travail
et la contemplation, la rue et la contemplation. Comme Jésus,
Marie, les Apôtres et tant de moines l'ont fait. Que leur exemple
reste ton espérance et ton soutien.
Jérusalem
- Livre
de vie,
Fraternités Monastiques de
Jérusalem,
Cerf, Paris, 2000, chapitre 14
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