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Fraternités
de Jérusalem - Montréal
Sanctuaire
du Saint-Sacrement
500, Mont-Royal Est,
Montréal,
Qc, Canada, H2J 1W5
«En choisissant
de prier au coeur des villes,
tu veux signifier que
ta vie est au coeur de Dieu.
»
Livre de vie de Jérusalem
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Historique
Un
projet audacieux
En 1975, la crise de l’Église bat
son plein en
Europe.
Les vocations plongent au même rythme que la pratique
religieuse.
En parallèle, de nouvelles communautés jaillissent.
La décennie est témoin de nombreuses fondations.
Poussées par l'Esprit, on voit naître l’Emmanuel, le
Chemin Neuf, le Lion
de Juda (Béatitudes), les frères de Saint-Jean, la
branche
masculine des monastères de Bethléem, les moines
apostoliques
de Saint-Jean de Malte, etc. À Paris, l’église
Saint-Gervais
accueille les premiers balbutiements des Fraternités Monastiques
de Jérusalem (FMJ). Le projet est audacieux: offrir
une forme nouvelle de vie monastique au cœur de la ville.
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Église
Saint-Gervais,
Paris
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Photo : John Pole
Soeur Marie et frère
Pierre-Marie,les prieurs généraux des Fraternités
Monastiques de Jérusalem,
en compagnie du Cardinal Jean-Claude Turcotte.
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Depuis
septembre 2004, les FMJ ont franchi l'océan s'implantant pour la
première fois à l'extérieur des frontières
européennes, en sol américain. Au moment où
nos églises grisonnent, le diocèse de Montréal,
par la voix du Cardinal Jean-Claude Turcotte, a choisi d'inviter les
FMJ
à venir s'intégrer à
l'Église montréalaise. Une grâce:
l’évangélisation par la beauté liturgique
contemplative au cœur de la ville.
30 ans après la fondation initiale des FMJ à Paris, c'est
au tour de Montréal de les accueillir. Le projet demeure
toujours aussi audacieux.
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Germination
Avant la
création des FMJ, la vision
d'un monastère citadin était déjà
portée
par l'archevêque de Paris, le Cardinal Marty. Dans un
hebdomadaire parisien, il lançait l'appel: «Au
centre de Paris, les églises ne manquent pas: l'une
d'elles doit devenir un grand chant de prière monacale, invitant
les Parisiens à une halte heureuse…» L'appel
demeure sans écho véritable jusqu'à ce que le
Père Pierre Delfieux le fasse sien et lui donne
forme.
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Photo:
Raymond Vidome
Frère Pierre-Marie, fondateur des
FMJ.
Derrière : l'église Saint-Gervais à Paris.
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Après dix
ans de sacerdoce, essentiellement passé dans le monde
universitaire, puis deux ans au Sahara, près de l'ermitage du
Père Charles de Foucauld à Tamanrasset, le Père
Pierre Delfieux revient à Paris avec le projet de fonder une vie
monastique au cœur de la ville. La rencontre entre les deux
hommes a lieu en juillet 1974, à Royat. Le fameux «C'est
d'accord!» lancé par le Cardinal Marty est
reçu
comme un ordre de mission par celui qui deviendra le frère
Pierre-Marie.
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Le 15
mars 1975,
dans la foulée de la création des FMJ, le frère
Pierre-Marie affirme :
Il ne s’agit pas de
fonder quelque chose, mais de vivre l’Évangile et de faire du
presbytère de Saint-Gervais un monastère et de
l’église un tapis de prière sur le macadam de Paris, tout
en restant Parisien avec les Parisiens. Il ne s’agit pas de
contrer ceci ou cela, mais de créer un espace de prière
et de silence, d’accueil et de partage, en se plongeant dans la ville
sans s’y engloutir, et ainsi révéler la présence
d’une source vive au
cœur du quotidien, réaliser un mystère de communion dans
le rythme du Paris d’aujourd’hui, sans rien instituer, sans bagage pour
la route.
J’aimerais simplement
pouvoir dire ici que ce que nous cherchons n’a rien, absolument rien
qui veuille contredire quoi que ce soit d’existant. Nous aimons
trop le monachisme traditionnel pour cela, et saint Benoît en
particulier. Ce que nous cherchons veut pouvoir se construire,
comme Dieu veut, dans la complémentarité le plus possible
et l’harmonie, compte tenu des appels multiples de cet
aujourd’hui.
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Fondation
officielle
C'est le
1er novembre 1975, à
la messe de la Toussaint, que les Fraternités Monastiques de
Jérusalem sont nées. L'église
Saint-Gervais les accueille pour la célébration de leur
première liturgie.
Elles sont officiellement fondées le 30 novembre 1975, soit le
premier dimanche de l'Avent, au cours de l'Eucharistie
présidée par le Cardinal Marty à l'église
Saint-Gervais de Paris. Le 8 décembre 1976, fête de
l'Immaculée Conception de la Vierge Marie, une Fraternité
Monastique féminine nait en harmonie avec celle qui vit
déjà à Saint-Gervais. Trois ans plus
tard, en 1978, les FMJ reçoivent leurs
Statuts.
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| Vient
ensuite l'étape des Constitutions données par
l'Église pour conduire la marche des Fraternités.
À ce sujet, le Frère Pierre-Marie écrit en
novembre 2000 dans Sources Vives: «Grâce
à Mgr Albert Rouet et avec l'aide efficace du Père Pierre
d'Ornellas, alors secrétaire de l'Archevêque, dès
1989, le texte a été en chantier. Dès 1991,
le cardinal Lustiger nous le donnait «ad experimentum».
En 1996, avec la double approbation de la Congrégation pour la
Doctrine de la
Foi et de la Congrégation de la Vie consacrée,
reconnaissance officielle nous était accordée. Quelle
joie dans nos Fraternités quand une lettre du Cardinal
Jean-Marie Lustiger nous a annoncé
l'érection définitive des FMJ en Institut de Droit
Diocésain!» Les Constitutions représentent une
grâce pour Jérusalem parce qu'elles donnent une
reconnaissance ecclésiale et une stabilité
institutionnelle. |
Photo:
Arturo
Mari
Frère Pierre-Marie
Audience avec le Pape Jean-Paul II
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Rayonnement
actuel
Aujourd’hui,
les moines et les moniales des FMJ rassemblent en leurs rangs plus de
30 nationalités différentes. Le Livre de
Vie de Jérusalem, qui consigne l’essentiel du
charisme de la Communion de Jérusalem, est traduit dans plus de
20 langues.
La maison-mère des FMJ est toujours à l’église
Saint-Gervais à Paris. Une foule urbaine de 700 000
visiteurs y passe à
chaque année. Les FMJ sont aussi implantées
à
la basilique Sainte-Marie-Madeleine, à
Vézelay (1993), à Strasbourg, à l'église
Saint-Jean (1995),
en Italie, à l'église de La Badia Fiorentina, dans la
ville
de Florence (1998), en Belgique, dans la capitale, Bruxelles à
l'église Saint-Gilles-au Parvis (2001), au
Mont Saint-Michel (2001), à Rome, à l'église de la
Trinité-des-Monts (2006). Les FMJ sont aussi
présentes
dans le diocèse de Blois où la maison de
«Magdala» offre un
lieu de retraites spirituelles pour les religieux et les
laïques. Des fondations à Varsovie (en Pologne) et
à Kpalimé (au Togo, Afrique de l'ouest) sont en
préparation.
Depuis
septembre 2004, les FMJ sont présentes à
Montréal.
Elles s’insèrerent dans le secteur dense du Plateau Mont-Royal;
venant en complémentarité de richesses offertes.
Elles s’intégrent
aux rouages de la dynamique de l'Église montréalaise.
Sanctuaire du Saint-Sacrement
avenue
Mont-Royal Est, à Montréal
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