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Fraternités
de Jérusalem - Montréal
Sanctuaire
du Saint-Sacrement
500, Mont-Royal Est,
Montréal,
Qc, Canada, H2J 1W5
«En choisissant
de prier au coeur des villes,
tu veux signifier que
ta vie est au coeur de Dieu.
»
Livre de vie de Jérusalem
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Homélie
du frère
Antoine-Emmanuel, fmj
Mercredi 14
février 2007 - Saint Cyrille et saint Méthode
Marc 8, 22-26
«
Sauvés à travers l’eau »
« La fin de toute chair est arrivée, dit Dieu à
Noé,
Je l’ai décidé, car la Terre est pleine de violence
à cause des hommes,
et Je vais les faire disparaître de la Terre. »
(Gn 6, 13)
Depuis 40 jours, Noé et les siens sont donc dans l’Arche.
Les mêmes eaux qui engloutissent le péché portent
l’Arche du Salut
« dans laquelle un petit nombre,
en tout huit personnes, furent sauvées. »
(1 Pi 3, 20)
Aujourd’hui, Noé lâche de nouveau la colombe
guettant l’accomplissement du salut promis par Dieu.
Et celle-ci revient sur le soir portant en son bec « un rameau
tout frais d’olivier. » (Gn 8, 11)
Noé et les siens ont été effectivement
« sauvés à travers l’eau ».
Le rameau d’olivier – de l’arbre de la paix –
annonce le don de la paix, du salut, de la miséricorde.
« Sauvés à travers l’eau ».
Saint-Pierre, dans sa première Lettre,
nous dit qu’il s’agit là d’une préfiguration du
baptême.
Nous tous, nous avons été « sauvés à
travers l’eau »
le jour de notre baptême.
Qu’est-ce qui a produit l’eau du baptême ?
Son effet n’est pas l’enlèvement
d’une souillure charnelle,
il n’est pas dans l’extériorité.
Le Baptême a agi en notre conscience
nous re-tournant vers Dieu,
nous ouvrant à Dieu,
littéralement nous « engageant » vers Dieu,
et cela « par la résurrection de Jésus.
» (cf 1 Pi 3,21)
La résurrection de Jésus est venue bouleverser
le plus profond de notre conscience,
la pierre de notre tombeau s’est ouverte
et nous avons retrouvé la vie de Dieu,
nous avons même été insérés
dans la vie filiale de Jésus.
L’eau du Baptême a anéanti
la main-mise du péché sur notre âme;
la victoire sur le mal est déjà acquise pour chacun de
nous,
c’est chaque jour que la colombe
nous porte le rameau d’olivier!
La colombe, c’est l’Église
qui nous porte l’annonce de notre salut,
la Bonne Nouvelle de la Paix.
L’eau du Baptême est le signe,
le sacrement, d’un don immense,
incomparablement plus puissant
que le déluge d’autrefois.
Les quelques gouttes, peut-être,
de l’eau de notre baptême
nous ont immergés dans la re-création du monde
par la résurrection de Jésus.
C’est là l’ultime réponse de Dieu au mal
qui envenime le cœur de l’homme.
Une réponse d’amour infini
où les flots du mal ont été se jeter
comme des vagues en furie sur le Fils de Dieu,
mais se sont brisés contre l’Amour vainqueur.
La victoire de l’Amour est telle
que même aux esprits en prison,
aux victimes du déluge,
le Fils de Dieu est allé prêcher
la Bonne Nouvelle de la Paix. (cf 1 Pi 3, 13-20)
Le monde où nous sommes
est un monde nouveau
où la Miséricorde de Dieu
a déjà vaincu le mystère d’iniquité.
Le mal demeure, mais comme un agonisant.
Le péché demeure,
mais comme un condamné à mort.
La violence et l’impiété demeurent,
mais comme dans un ultime râle.
« Oui, nous en avons l’assurance,
ni la mort, ni la vie,
ni anges, ni principautés,
ni présent, ni avenir,
ni puissance, ni hauteur, ni profondeur,
ni aucune autre créature
ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu
manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur
». (Rm 8, 38-39)
Que le Seigneur « illumine les yeux de [notre] cœur
pour nous faire voir […]
quelle extraordinaire grandeur
sa puissance revêt pour nous les croyants,
selon la vigueur de sa force
qu’Il a déployée en la personne du Christ,
Le ressuscitant d’entre les morts. » (Col 1,
18-20)
Oui, la lumière du Christ
brille déjà de tout son éclat,
et l’Église la reflète en ce monde
en vivant et en annonçant l’Évangile.
Alors, nous demandons à Jésus Lui-même
de nous ouvrir les yeux
pour que nous puissions
voir cette lumière et en être illuminés.
Nous demandons à Jésus
de nous prendre par la main,
et de nous conduire hors du village, (cf Mc 8,23)
hors de nos agitations et de celles du monde,
pour que dans le profond de notre être
Il ouvre nos yeux intérieurs.
Et s’Il a déjà commencé à les ouvrir,
qu’Il nous impose à nouveau les mains
pour que se continue notre guérison,
pour que nous puissions distinguer déjà
les merveilles de Dieu dans la vie du monde.
Alors nous pourrons nous-mêmes
être pour les « esprits en prison » de notre temps
une « colombe » qui porte l’Évangile,
qui annonce la miséricorde infinie de Dieu !
Seigneur, les ailes de ta Colombe « se couvrent d’argent »,
c'est-à-dire de joie, et « ses plumes d’un reflet d’or
» (cf Ps 67(H68), 14)
c'est-à-dire d’espérance contagieuse.
parce que « Tu as répandu une pluie de largesse »
! (cf v. 10)
et que nous pouvons l’annoncer au monde entier !
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©
Communion de Jérusalem - 23 février
2007
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