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Fraternités
de Jérusalem - Montréal
Sanctuaire
du Saint-Sacrement
500, Mont-Royal Est,
Montréal,
Qc, Canada, H2J 1W5
«En choisissant
de prier au coeur des villes,
tu veux signifier que
ta vie est au coeur de Dieu.
»
Livre de vie de Jérusalem
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Laissons la
lumière de l’Enfant-Dieu nous éclairer
Jeudi, 27
décembre 2007 - Saint Jean, Évangéliste
1 Jn 1, 1-4 ; Ps 96 ; Jn 20, 2-8
Homélie de frère Antoine-Emmanuel, fmj
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La Liturgie des Heures nous faisait
chanter,
la veille de Noël, une très belle antienne :
Quand le soleil se lèvera dans le ciel,
vous verrez le Roi des rois venu du Père
tel l’Époux qui s’avance vers la chambre nuptiale.
Voilà ce qu’est Noël :
le Soleil qui se lève,
c'est-à-dire l’Époux divin
qui vient épouser notre chair.
Oui, le Soleil s’est levé !
l’Astre d’en-haut brille désormais pour illuminer
ceux qui demeurent dans les ténèbres (cf Lc 1,79).
La lumière du Christ rayonne désormais
et se répand sur la Terre.
Jésus est vraiment Lumen Gentium, la Lumière des nations.
Chaque visage qui se tourne vers lui
en est illuminé d’une lumière
qu’on ne connaissait pas encore.
Une lumière qui dévoile la beauté cachée,
la beauté en espérance de chacun, de chacune.
Debout, resplendis, car voici ta lumière ! (Is 60,1)
Regarde vers l’Orient,
vois la joie qui te vient de Dieu (Ba 4,36).
Et il nous faut contempler en ces jours
cette levée de Lumière sur les visages de la terre.
Car le Verbe est la vraie Lumière qui,
en venant dans le monde, illumine tout homme (Jn 1,9).
La Liturgie elle-même nous y invite
en nous présentant plusieurs de ces visages illuminés
par le Verbe fait chair.
Hier, c’était Saint Étienne, le serviteur, le
témoin, le martyr,
reflet bouleversant de Jésus jusque dans sa mort.
Aujourd’hui, c’est dans un autre visage que nous voyons
se refléter la lumière de l’Emmanuel.
Un visage jeune car on dit de lui
qu’il était le plus jeune à la table de l’Agneau.
Un visage âgé, car on dit de lui
que sa vie le conduisait dans une longue vieillesse
où il ne cessait de proclamer l’Amour auquel il avait cru.
Jean.
Jean l’Évangéliste.
Un homme qui a merveilleusement
accueilli la lumière du Christ.
Il a avant tout accueilli son amour,
lui le disciple que Jésus aimait,
lui qui a fait l’expérience de l’affection humaine
et de la charité divine du cœur de Jésus :
Jean le disciple tout proche du Seigneur
jusqu’à se pencher sur sa poitrine
pour recueillir ses plus douloureuses confidences.
Jean illuminé par la ténèbre lumineuse de la croix
où il demeure en se tenant auprès de Marie
qu’il prend chez lui
en obéissance à la parole de Jésus
et qui est désormais sa Mère.
Jean illuminé intérieurement par l’Amour
pour reconnaître dans le tombeau vide et les linges
affaissés
le signe de la Résurrection ;
et peu de temps après
pour reconnaître dans l’homme de la rive du lac,
le Christ ressuscité.
Jean illuminé par la Parole de son Seigneur
pour entrer dans le mystère ecclésial,
pour reconnaître et honorer le ministère de Pierre,
avant comme après la Pâques de Jésus.
Jean, le disciple saisi par la Parole de Jésus
au point de reconnaître en lui le Verbe fait chair.
Jean le disciple émerveillé par les signes de Jésus
qu’il recueille et qu’il nous offre pour que nous croyions.
Voilà bien un visage
sur lequel s’est levée la lumière du Christ !
Reflètera-t-il lui aussi la mort de Jésus
à travers le martyr ?
Il semble bien que non.
Il fallait qu’il ouvre une autre voie,
un autre témoignage.
Il reflètera le visage de son Seigneur
non pas en le suivant dans une mort violente, (cf Jn 20,19)
mais en demeurant :
« Si je veux qu’il demeure jusqu’à ma venue (Jn 20,22)
»
dira Jésus à Pierre.
Jean demeurera au milieu des disciples.
Et Jean demeurera dans l’Amour.
Jean demeure au milieu des siens ;
il y demeure comme un signe vivant,
il y demeure comme un consacré.
Sa décision de se consacrer à Dieu, écrivait
Jean-Paul II
est le fruit de l’Amour divin
qui l’enveloppe, le soutient
et lui remplit le cœur. (Vita Consecrata, n° 23)
Quel beau visage que celui de cet homme
qui demeure,
qui dure dans le don de soi,
dans le témoignage de l’Agneau.
*
Nous aussi, frères et sœurs,
laissons-nous illuminer par la lumière du Christ,
par ce soleil d’amour,
par cet Époux qui se réjouit,
vaillant de venir vers nous (cf Ps 18,6)
Dans notre cœur, et jusque sur notre visage,
laissons la lumière de l’Enfant-Dieu nous éclairer.
Et regardons les autres dans cette même lumière !
Chacun de nous est un reflet unique de l’Emmanuel.
Dieu avec nous se dit,
se reflète, en toi, en moi, d’une manière unique.
Ne laissons aucune face, aucun côté,
aucun angle de notre personne
dans l’obscurité, hors de cette lumière !
Tout en nous est appelé à refléter Jésus.
*
Mais, où puiser le plus sûrement cette lumière ?
Où se révèle-t-elle ?
Regardons ce qu’a vécu Jean.
Quand le disciple bien-aimé
apparaît-il dans le 4e Évangile ?
À la dernière Cène :
Quel discours de Jésus
est le plus développé dans ce même Évangile ?
Le discours de dernière Cène !
N’est-ce pas ce qui fait dire à la liturgie de ce jour :
Que ce repas nous donne accès
aux mystères du Verbe de Vie
comme il fut pour l’apôtre Saint Jean
la source de ses révélations (M.R. Prière sur les
offrandes).
Approchons-nous donc de la table eucharistique
pour recevoir la Révélation,
pour que votre visage soit illuminé
par le Verbe fait chair eucharistique
Approchons-nous jusqu’à reposer sur le Cœur de Jésus.
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©
Communion de Jérusalem - 7 janvier 2008
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