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Fraternités
de Jérusalem - Montréal
Sanctuaire
du Saint-Sacrement
500, Mont-Royal Est,
Montréal,
Qc, Canada, H2J 1W5
«En choisissant
de prier au coeur des villes,
tu veux signifier que
ta vie est au coeur de Dieu.
»
Livre de vie de Jérusalem
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De la fièvre
à l’amour
Mercredi 5 septembre 2007 - 22e Semaine du T.O. – Année C
Col 1, 1-8 ; Ps 51 ; Lc 4, 38-44
Homélie de frère Antoine-Emmanuel, fmj
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Le soleil se couchait à Capharnaüm,
comme le soleil se couche ce soir à Montréal.
Et ici à Montréal, nous nous souvenons
de ce qui se passa à Capharnaüm.
Car ce que Jésus a vécu au jour de sa chair au bord du
lac,
c’est ce qu’il accomplit
aujourd’hui, maintenant, en notre ville.
Ce jour-là, Jésus était entré dans la
maison de Pierre,
à une vingtaine de mètres de la synagogue.
On l’implora,
dit l’Évangile,
parce que la
belle-mère de Pierre avait la fièvre (cf Lc 4,38).
Qui l’a imploré ?
Pierre, André son frère, ou bien l’épouse de
Pierre,
ou d’autres proches ?
Nous ne le savons.
Qu’ont-ils dit ?
Sans doute : « Seigneur, prends pitié de cette maman
qui souffre de la fièvre. »
L’évangéliste Saint Luc nous rapporte
que Jésus se pencha sur elle
(Lc 4,39).
Cette femme allongée dans son épuisement et sa
fièvre
a vu se pencher sur elle un visage.
Un visage tout humain qui est aussi un Visage divin ;
le Visage de Dieu parmi les humains.
Jésus interpella la fièvre qui est, nous le savons,
une agitation démesurée à l’intérieur du
corps,
agitation qui quitta la femme immédiatement.
Et celle-ci passe d’emblée de la fièvre à l’amour
se levant, elle les
servait (id.).
* * *
Frères et sœurs, cet évangile de guérison et de
paix
nous savons qu’il s’accomplit aujourd’hui.
Ce soir, nous qui prions au Sanctuaire du Saint-Sacrement,
ou Sanctuaire du Cœur eucharistique de Jésus,
nous assumons notre belle mission d’intercession
en priant, depuis ce cœur de la ville,
pour toute notre ville.
Comme Pierre, André ou d’autres,
nous présentons à Jésus,
mieux nous l’implorons,
pour tous ceux et celles qui, à Montréal,
sont pris par la fièvre,
par les fièvres de toutes sortes.
À cette heure, nous pouvons implorer Jésus en particulier
pour toutes les fièvres de la nuit,
comme jadis à Capharnaüm au coucher du soleil,
on présentait à Jésus tous les malades.
Seigneur,
prends pitié de tous ceux et celles
qui sont pris dans des fièvres
affectives,
expression désordonnée et
douloureuse
de leur besoin d’aimer et d’être
aimés :
guéris-les Seigneur !
Seigneur prends pitié de tous ceux
et celles
qui sont pris dans la fièvre
d’internet
et qui ne peuvent se détacher de ce
monde virtuel
qui dévore et assèche leur
cœur et leur intelligence.
Seigneur, prends pitié de tous ceux
et celles
qui sont pris, même le soir,
dans la fièvre du travail et des
études
ignorant que leur identité profonde
n’est pas dans ce qu’ils font,
mais dans ce qu’ils sont.
Seigneur, prends pitié de tous ceux
et celles
qui sont pris dans la fièvre du jeu
;
dans la fièvre de la mode ;
dans la fièvre du plaisir sexuel ;
dans la fièvre de la pornographie ;
dans la fièvre de la nourriture, de
la boisson, de la drogue ;
dans la fièvre de l’errance.
Souviens-toi de tous ceux qui sont esclaves
de fièvres religieuses,
de fièvres intellectuelles,
de fièvres spirituelles,
de fièvres mentales,
des fièvres des pauvres et des
riches,
des malades et des bien-portants.
Seigneur, ce sont des milliers de visages
que nous te présentons ce soir au
coucher du soleil.
Avec la certitude que tu es
déjà
en train d’exaucer notre prière,
nous te prions de te pencher sur
Montréal
et d’imposer ta main
à tous ceux que nous te
présentons.
Ce faisant, Jésus,
nous ne te demandons pas un prodige
où les fièvres
disparaîtraient par magie,
car ces fièvres, tu les prends sur
toi (cf Mt
8,17).
C’est par ta Passion que ce soir tu
guéris notre ville ;
c’est ta flagellation que nous invoquons ;
c’est ta lutte contre les hurlements
intérieurs
du mal en ta Passion que nous invoquons.
Et c’est la paix de la résurrection
que nous appelons sur les cœurs,
les esprits, les corps
enfiévrés de notre ville.
Ta Passion, ta mort, ta
résurrection :
voilà que le Père les rend
présentes entièrement, réellement
maintenant en cette Eucharistie que nous
célébrons
comme une messe de guérison sur la
ville,
pour que beaucoup passent de la
fièvre à l’amour.
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©
Communion de Jérusalem - 8 septembre
2007
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