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Fraternités
de Jérusalem - Montréal
Sanctuaire
du Saint-Sacrement
500, Mont-Royal Est,
Montréal,
Qc, Canada, H2J 1W5
«En choisissant
de prier au coeur des villes,
tu veux signifier que
ta vie est au coeur de Dieu.
»
Livre de vie de Jérusalem
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Le Carême, un
temps pour gratter la boue
Mercredi 13 février 2008, 1re Semaine de Carême (A)
FrèreJon 3, 1-10 ; Ps 50 ; Lc 11, 29-32
Homélie de frère Antoine-Emmanuel, fmj
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En 1858, le Seigneur aurait pu convier la
Sainte Vierge
à apparaître à une grande dame de la noblesse
parisienne.
Le Seigneur aurait pu faire jaillir un grand geyser
sur la place de la Concorde !
Non ! Il a plus au Seigneur
de choisir une jeune fille pauvre et illettrée de 14 ans
dans un petit village au pied des Pyrénées,
loin, très loin des grandes mondanités de Paris ou
d’ailleurs.
Et la Vierge lui est apparue
dans un lieu très ordinaire où avec quelques enfants
elle cherchait du bois près d’un ruisseau.
Quant à l’eau qui devait jaillir, rien d’un geyser grandiose.
Rien !
Mais, au contraire une source enfouie dans de la boue
au fond d’un rocher où s’abritaient les animaux.
Pourquoi cela ?
Pourquoi le Seigneur a-t-il voulu que depuis 150 ans
des millions de regards se tournent
vers ce rocher, vers cette boue, vers cette saleté ?
Pourquoi fallait-il
que Bernadette prenne dans sa bouche
de la boue ?
Pourquoi ?
Pourquoi sinon pour nous faire comprendre
combien notre cœur est encrassé.
Notre cœur d’enfants de Dieu
est encrassé,
sali par la boue du péché,
par la crasse de nos fautes.
Pour retrouver la source,
il nous faut gratter la boue,
c'est-à-dire qu’il nous faut sentir jusqu’au dégoût
la laideur du péché.
La source est là.
Mais nous n’y boirons véritablement
que si nous confessons nos péchés
en pensées, en paroles, par action et par omission.
Oui, nous avons péché contre le ciel et contre toi (Lc
15,21) …
Que l’on jeûne,
que l’on se couvre de vêtements de deuil,
que nous criions vers Dieu de toutes nos forces
que chacun se détourne de sa conduite mauvaise
et de ses actes de violence… (cf. Jon 3,7-8)
Mais, plus encore, que nous offrions à Dieu
le sacrifice qui lui plaît.
Le sacrifice qu’il attend de nous,
Le sacrifice qu’il désire,
dont son cœur a divinement soif :
Le sacrifice qui plaît à Dieu,
c’est un esprit brisé.
Tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
un cœur brisé et broyé. » (Ps 51, 19)
Plus de théâtre en nos cœurs et vis-à-vis des
autres.
Cessons de jouer un personnage ;
cessons de vivre par procuration.
Nous voici, Seigneur, sous ton regard.
notre péché nous pèse,
mais toi seul en a ôté le poids.
Nous te livrons la boue qui encroute nos âmes
Nous t’offrons la liturgie de notre cœur qui gémit,
qui se brise,
dans les larmes du repentir.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense (Ps 51,3-4).
Et que ma vie qui commence à se convertir
devienne entre tes mains ton instrument
afin que des âmes, tant d’âmes,
pour lesquelles ton cœur gémit de douleur,
entendent ton appel à la conversion
et se détournant du mal, entrent dans ta joie.
Créé, Seigneur, oui créé en moi,
créé en nous tous, un cœur pur (Ps 51,12).
Manifeste ta miséricorde !
Qu’elle fasse paraître la nouvelle création
qui est en nous et qui tarde tant à venir au jour.
Seigneur Jésus, fils du Dieu vivant,
envoie ton Esprit et sauve-nous !
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©
Communion de Jérusalem - 4 mars 2008
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