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Fraternités
de Jérusalem - Montréal
Sanctuaire
du Saint-Sacrement
500, Mont-Royal Est,
Montréal,
Qc, Canada, H2J 1W5
«En choisissant
de prier au coeur des villes,
tu veux signifier que
ta vie est au coeur de Dieu.
»
Livre de vie de Jérusalem
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En route vers les
Grands Jardins de Dieu
Dimanche, 2
décembre 2007 - 1er Dimanche de l’Avent – Année A
Is 2, 1-5 ; Ps 121 ; Rm 13, 11-14 ; Mt 24, 37-44
Homélie de frère Antoine-Emmanuel, fmj
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En ce premier jour de l'année liturgique,
en ce jour où nous nous mettons en route
pour une belle marche à travers
le Parc des Grands Jardins de Dieu,
commençons par rendre grâce à Dieu
de ce que chaque jour nous allons recevoirde Lui une Parole.
Chaque jour, nous trouverons soutien, joie, encouragement,
lumière
dans Sa Parole !
Que le Seigneur en soit béni !
:
« Dans les Livres Saints,
nous dit le Concile Vatican II,
le Père qui est aux cieux
s'avance de façon très aimante
à la rencontre de Ses fils avec beaucoup d'amour,
et engage conversation avec eux ».
Une si grande force,
une si grande puissance
se trouve dans la Parole de Dieu
qu’elle se présente
comme le soutien et la vigueur de l’Église,
et pour les enfants de l’Église,
comme la solidité de la foi
la nourriture de l’âme,
la source pure et intarissable de la vie spirituelle .
Nous aurons des hauts et des bas,
les saisons de l’âme se succèderont
mais rien de cela ne nous inquiète
parce que le Seigneur,
tout particulièrement par sa Parole,
nous soutiendra,
nous animera,
nous ré-animera.
Nous ne sommes pas seuls,
ne serons pas seuls,
face à la vie.
Et notre communauté eucharistique,
nourrie de la Parole et de l’Eucharistie
va grandir en rayonnant et en évangélisant
pour le bien de notre ville!
Cette année que Dieu nous donne
va nous permettre de grandir ensemble
dans l’amour, la foi et l’espérance !
*
Que nous dit la Parole en ce premier jour de l’Avent ?
Veillez donc !
Vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient ! (Mt 24,42)
Le Seigneur sait que nous avons tendance
à nous assoupir, à nous endormir.
Il sait que nous nous laissons vite séduire et accaparer
par les soucis de cette vie
et l’appât des richesses (cf Mt 13,22),
et il nous appelle à rester éveillés,
à avoir un regard attentif sur les signes des temps.
Nous ne pouvons pas vivre dans une sorte d’insouciance
par rapport au cours de l’histoire
et par rapport à la fin des temps,
à la venue en gloire du Christ
qui est l’aboutissement sûr et certain
du cours de l’histoire.
Soyez attentifs, regardez, scrutez, discernez,
nous dit en quelque sorte Jésus,
car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. (Mt 24,44)
Veillez… et par amour, réveillez !
Réveillez ceux qui dorment !
La charité nous pousse à ne pas laisser les autres
somnoler dans l’insouciance, la superficialité
et le zapping spirituel.
La mission que nous partagerons
comme communauté eucharistique
est d’être des « veilleurs réveilleurs ».
Au cours de cet Avent, de cette année,
que chacun d’entre nous
prenne son courage à deux mains
et s’en aille réveiller
au moins une personne de notre entourage !
La prophétie d’Isaïe que nous recevons aujourd’hui
nous parle de peuples nombreux,
de peuples jusque-là étrangers aux promesses de Dieu,
qui monteront vers Jérusalem
avec la certitude qu’ils y trouveront
une Parole de Vie qui donnera la Paix.
Venez, montons à la montagne du Seigneur
qu’il nous enseigne ses voies (Is 2,3).
Cette prophétie se réalisera à travers nous,
parce que nous aurons accompagné
des hommes et des femmes vers la Montagne sainte,
parce que nous aurons cheminé avec eux
vers le Sanctuaire de Dieu,
vers sa Parole,
vers son Eucharistie,
vers son Église.
Nous sommes ensemble les serviteurs
du réveil spirituel d’un peuple endormi,
d’un réveil spirituel qui va nous conduire ensemble
vers la Montagne de Sion,
vers la Maison de Dieu.
Et Isaïe nous annonce
que le fruit de cette montée vers l’Amour de Dieu
sera la Paix.
La paix, la guérison des blessures de l’histoire,
des rancœurs, des douleurs, des sensibilités blessées.
En un mot, la guérison de la mémoire
se trouve au bout de cette route spirituelle :
Ils briseront leurs épées pour en faire des socs
et leurs lances pour en faire des serpes.
On n’apprendra plus à faire la guerre. (Is 2,5)
Nous chrétiens portons la responsabilité
de la paix d’une manière unique.
La paix de Dieu, la réconciliation avec Dieu
qui est la source de toutes les réconciliations humaines
nous est confiée.
Si nous sommes des veilleurs réveilleurs,
nous serons ces instruments de paix
dont Jésus nous dit
qu’ils seront appelés fils et filles de Dieu (Mt 5,9).
Oui, c’est l’heure désormais
de nous arracher au sommeil.
Le salut est maintenant plus près de nous
qu’au moment où nous avons cru.
La nuit est avancée, le jour est arrivé.
Et Paul de poursuivre en s’adressant
à chacun de nous personnellement :
laissons les œuvres des ténèbres
et revêtons les armes de Lumière (Rm 13, 11-12).
En nous disant cela le Seigneur
ne nous donne pas simplement une leçon
en nous laissant nous débrouiller tout seul
pour combattre comme nous pouvons.
Si aujourd’hui il nous appelle
à abandonner les œuvres de ténèbres,
c’est bien parce qu’il s’engage
à être notre force pour cela :
point de ripailles, ni d’orgies,
ni de luxure ni de débauche (Id.)
Cela veut dire : Je vous libère de tout cela.
Le voulez-vous ?
Point de querelles ni de jalousies.
Cela veut dire : je vous délivre de tout cela.
Le voulez-vous ?
Voulez-vous vous revêtir du Christ
comme le dit Saint Paul ?
Oui, voulons-nous revêtir l’homme nouveau,
devenir la créature nouvelle
que nous sommes en réalité depuis notre baptême ?
L’Avent va être un temps de fiançailles spirituelles
où, nous dépouillant de nos vieilles habitudes de
péché,
nous allons revêtir le Christ.
Nous allons recevoir le Christ !
Nous partons ensemble à la rencontre du Verbe fait chair.
Nous ne nous préparons pas à une fête nostalgique
et creuse.
Nous nous préparons à une rencontre nouvelle
avec le Seigneur des seigneurs
qui s’avance vers nous
dans son Humilité et dans sa Gloire.
Alors, comme notre Archevêque nous y invite,
nous allons veiller dans l’espérance !
Le thème spécifique de cet Avent 2007 est :
« L’Espérance veille ».
Nous pouvons avoir 1000 raisons de nous décourager
et de baisser les bras,
mais il nous suffit d’une raison
pour nous redresser et relever la tête :
le Sauveur du monde vient à notre rencontre.
Il est en route.
Dieu vient toujours, tôt ou tard,
et immanquablement quand nous sommes sur la paille,
c'est-à-dire quand nous reconnaissons notre pauvreté
et la lui présentons avec confiance.
Et je cite le couriel que nous recevons de notre Archevêque :
Dans la grisaille de l’automne, le premier dimanche de l’Avent ouvre un
temps de joie et de lumière. C’est au fond un exercice annuel de
quatre semaines pour entretenir dans l’Église, le réflexe
d’attendre la venue toujours surprenante du Seigneur. En effet, on sait
que le mot « avent » est la contraction du mot «
avènement » qui veut dire « venue ».
L’Église commence donc son année liturgique en
s’émerveillant de la venue du Seigneur. Ou peut-être
faudrait-il parler « des » venues du Seigneur. Car il est
venu (il y a deux mille ans), il vient (chaque jour grâce
à l’Esprit du Ressuscité) et il reviendra (à la
Parousie). Les trois venues sont considérées durant
l’Avent et nous font tendre vers Pâques.
Toute notre année liturgique se passera sous le thème
suivant : « Quand la vie se donne ». Oui, la vie est un
don. On la reçoit de d’autres. On ne se la fabrique pas
soi-même. Dans la vie, on ne commence pas par donner mais bien
par recevoir. On reçoit tout puis un jour, on transmet à
son tour. La vie et le don s’appellent l’un l’autre. La vie
résulte d’un don et c’est le don qui fait que la vie a un sens.
Le secret d’une vie épanouie, c’est le don.
« Quand la vie se donne » évoque aussi l’envie
irrésistible de Dieu de se donner à nous, de nous faire
partager son être, son cœur, sa vie, chaque jour jusque dans
l’éternité. Un don rendu possible par la mort et la
résurrection de Jésus et répercuté dans
l’eucharistie. Il disait à Thomas : « Je suis le Chemin,
la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6). La Vie avec un V
majuscule. Mais pour le manifester, il a commencé par être
minuscule… Un petit enfant fragile né sur la paille dans un coin
de pays perdu, loin des regards, c’est minuscule. Il va mettre trente
ans à se révéler « majuscule »…
Vierge Marie, en ce premier jour d’un temps nouveau,
nous nous tournons vers toi
et te demandons
de nous accompagner de ta présence maternelle
et de nous enfanter à l’espérance :
que grandisse et s’affermisse
en nous et en toute l’Église
la certitude que la nouveauté de Dieu
surgira dans notre histoire
et sera vainqueur de toutes ténèbres.
Que l’Esprit Saint nous libère aujourd’hui
de toutes inquiétudes,
de toute peur face à l'avenir
parce que le Seigneur vient,
Lui le Sauveur, le Rédempteur,
Lui l’Amour fait chair.
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©
Communion de Jérusalem - 22 janvier 2008
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